1 bis rue de la Chaume 86190 Vouillé 05 49 51 81 25

Notre ensemble scolaire

Histoire de l’Établissement

On trouve des traces de l’école libre de Vouillé en 1893. Elle était alors tenue par les sœurs du Sacré Cœur de Jésus de la Salle de Vihiers (49). Les religieuses furent expulsées par la Municipalité en 1906, suite à la fin du Concordat. Des Demoiselles y enseignèrent jusqu’en 1941 date à laquelle l’école est reprise par les Sœurs de la Divine Providence de Saint-Jean de Bassel (congrégation créée par Jean-Martin Moye), à la demande du curé de l’époque, le Père Fradet.

L’école de filles développe par la suite un cours technique privé et l’internat accueille plus de 270 filles dans ses locaux dans les années 70. Une AEP (association d’éducation populaire), créée en 1964, assure la gestion de l’ensemble. La même année, un contrat d’association au service public est passé avec l’état, puis avec la commune de Vouillé en 1984.

En 1978, le collège devient mixte. En 1997, le relais de la Direction est passé à des directeurs laïcs et 5 ans plus tard, l’internat est fermé.
En septembre 2003, l’association des Amis de la Chaume voit le jour, pour les 25 ans de la mixité au collège.
Le 19 mars 2009 les Sœurs de la Divine Providence, désormais trop âgées et trop peu nombreuses en France pour continuer sereinement leur mission d’accompagnement des écoles ont fait le choix de confier Notre Dame de la Chaume au réseau des Frères des Ecoles Chrétiennes lors d’une célébration de dévolution rassemblant les différents acteurs ayant participé à la renommée de cet établissement.

Actuellement Madame Mme Violette Berthelot occupe le poste de chef d’établissement primaire et maternelle, Monsieur Pierre-André Dubois quant à lui occupe le poste de chef d’établissement pour le collège et coordinateur de l’ensemble scolaire.

 

Jean-Martin Moyë

Jean-Martin Moyë naquit le 27 janvier 1 730 à Cutting en Lorraine, dans le diocèse de Metz. Sixième des treize enfants de Jean Moyë et de Catherine Demange. Son frère aîné, séminariste, lui apprit les premiers rudiments de latin et il continua ses études au collège de Pont-à-Mousson. Il étudia ultérieurement la philosophie au collège Jésuite de Strasbourg et intégra le séminaire de Metz à la fin de l’année 1 751. Il fut ordonné prêtre le 9 mars 1 754. Il était animé d’un grand zèle apostolique, et était particulièrement sensibilisé aux problèmes de l’éducation en milieu rural. C’est ainsi qu’avec l’aide de personnes dont il était le directeur spirituel, il fonda en 1767 la Congrégation des Sœurs de la Divine Providence, malgré les oppositions qu’il rencontra de la part de certains de ses supérieurs.

La même année, il fut nommé supérieur du Petit Séminaire de Saint-Dié. Toutefois, il était profondément attiré par le service des missions et, en 1 769, il rejoignit le Séminaire des Missions étrangères de Paris.
Dès 1 773, il arriva au Sichuan, en Chine. Il y resta neuf ans, y fonda une congrégation religieuse similaire à la Congrégation de la Divine providence, où des sœurs se dévouaient aux soins des malades et à l’éducation chrétienne des populations.

Épuise et malade, Jean-Martin Moyë retourna en France en 1784. Exilé en 1791, pendant la Révolution, il se retira à Trèves en Allemagne, et y mourut de la typhoïde tandis qu’il soignait les malades hospitalisés, en 1 793. Six congrégations sont nées du projet de Jean-Martin Moyë : la Providence de Portieux, la Divine Providence de Saint-Jean de Bassel en Moselle, et celle de Gap ; la Providence de Champion en Belgique ; la Providence du Texas et les Missionnaires de San Antonio, en Amérique.
Il fut déclaré Vénérable par le Pape Léon XIII le 14 janvier 1891 et béatifié le 21 novembre 1954 par le Pape Pie XII. Il est fêté le 4 mai.

 

Jean-Baptiste de la Salle

Jean-Baptiste de la Salle est né dans une famille noble de juristes. Aîné de onze enfants (3 filles et 8 garçons), il est le fils de Louis de La Salle, et de Nicole de Moët de Brouillet. La famille vit dans l’Hôtel de La Salle à Reims, encore visible, actuellement.
Tonsuré à 11 ans, il se destine à la prêtrise. Formé à la Sorbonne et au séminaire de Saint-Sulpice à Paris, dont la spiritualité le marque profondément. Il devient dès le 7 janvier 1667 chanoine à Reims, étudie la théologie à Paris à partir de 1670 et est ordonné prêtre le 9 avril 1678. Enfin, en 1680, il est reçu docteur en théologie.

Dans sa ville natale, on lui confie la fondation d’écoles paroissiales pour enfants pauvres. Dès 1619, il rencontre Adrien Nyel et fonde pour les pauvres une école gratuite. En 1681 il loge chez lui certains instituteurs pauvres.
Le 25 mai 1684 il fonde la congrégation des Frères des Ecoles chrétiennes. Par la suite, il ouvre des écoles professionnelles, des écoles du dimanche, des maisons d’éducation pour les enfants des rues. L’Eglise s’oppose à la fondation des frères des Ecoles chrétiennes mais Jean-Baptiste de la Salle insiste et va jusqu’au bout de son projet.
Il s’aperçoit alors que ce qui manque le plus aux enfants ce sont des maîtres de valeur. Il recrute donc de jeunes maîtres auxquels il propose une forme de vie consacrée à Dieu qui leur laisserait cependant leur caractère laïc. A leur intention, il rédige une sorte de règle dans cet esprit. Ainsi se forme le noyau du futur Institut des Frères des Ecoles chrétiennes, voué à l’instruction et à l’éducation des enfants des milieux populaires. Pour la formation à la fois spirituelle et pédagogique des frères, il crée en 1692 à Vaugirard le premier noviciat et en 1698 achève de mettre au point les règles de la Congrégation.
En 1685, il fonde à Reims un séminaire qui constitue une véritable école normale d’instituteurs, innovation qui n’a pas alors d’équivalent, en dehors de la formation assurée à leurs religieux par les Jésuites pour l’enseignement des milieux plus aisés. En 1688, il ouvre les premières écoles à Paris, la première au 12 rue Princesse dans le VIe arrondissement, où il vient s’installer.
En 1694, il est élu supérieur de la nouvelle congrégation et la dote d’une règle plus élaborée. II poursuit son œuvre pédagogique et spirituelle, rédigeant notamment un ensemble d’ouvrages à l’intention des maîtres. Vers la fin de sa vie, il se démet de ses fonctions. Il meurt dans la maison-mère qu’il a fixée à Rouen.  Après sa mort, son institut continue à se développer rapidement en France et dans le monde entier, servant volontiers de référence aux congrégations enseignantes. Deux innovations sont à noter : la leçon n’est pas donnée individuellement mais dans une classe et l’on apprend à lire en français et non en latin. Ces nouveautés ont bouleversé la pédagogie en France.
Son procès de béatification commença en 1835 et, le 8 mai 1840, il fut déclaré vénérable. Il a été proclamé bienheureux le 19 février 1888 et canonisé le 24 mai 1900 par Léon XIII.

Sa fête est fixée au 7 avril. Le 15 mai 1950, le pape Pie XII fit de lui le « patron de tous les éducateurs »